Un turbulent silence d’André Brink

Par Sterlane Mathelier

Les victimes ont-elles le droit de plaider leur propre cause? Exprimer l’étendue de leurs dégâts et blessures? Ont-elles le droit d’exiger réparation, ou mieux, une justice à la hauteur de leurs souffrances? Dans nos tribunaux, ce sont les avocats, les juges… qui dirigent les procès, déclarent les coupables et distribuent les peines. Et la victime qu’a-t-elle à dire ; mais qui mieux qu’elle peut exprimer ce qu’elle a vécu et comment elle l’a vécu? Pensons au roman L’étranger de Camus, où le personnage, Meursault, voit se dérouler un procès le condamnant à mort, sans pouvoir se défendre, pour ne citer que cela. La littérature que peut-elle dans ce cas ? Quelle rôle peut-elle encore à jouer ?

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Olga Tokarczuk et Peter Handke remportent les prix Nobel de littérature 2018 et 2019

Après le report de la proclamation du lauréat du prix Nobel de littérature de l’année 2018 suite à un scandale d’accusations de viol, de harcèlement sexuel, de conflits d’intérêts et de délit d’initié à l’encontre des membres de l’Académie suédoise à la fin de l’année  2017, la Fondation Nobel vient de décerner deux prix Nobel de Littérature : celui de 2018 et de 2019.

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Fragment-Texte : La migration des cœurs

Maryse Condé est née le 11 février 1937 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) où sa scolarité secondaire s’est déroulée avant qu’elle ne vienne à Paris étudier les Lettres Classiques à la Sorbonne. En 1960, elle se marie au comédien Mamadou Condé et part pour la Guinée où elle affronte les problèmes inhérents aux États nouvellement indépendants. Après son divorce, elle continue de séjourner en Afrique (au Ghana et au Sénégal notamment) avec ses quatre enfants. De retour en France en 1973, elle se remarie à Richard Philcox, enseigne dans diverses universités et entame sa carrière de romancière.

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Fragment-Texte : Ne m’appelle pas Capitaine

Né à Port-au-Prince (Haïti) le 31 décembre 1956, Lyonel Trouillot a fait des études de droit. Fasciné par la littérature depuis son plus jeune âge, il a collaboré à différents journaux et revues d’Haïti et de la diaspora dans lesquels il a publié de nombreux poèmes et textes critiques; il a également écrit des textes de chansons interprétées par Tambou Libète, Manno Charlemagne, Toto Bissainthe, Jean Coulanges et Atis Endepandan (Ile en île). […]roman, au titre évocateur, [Ne m’appelle pas Capitaine] est à la forme injonctive. Rarissime. C’est une histoire racontée, elle-même racontée par une jeune femme journaliste, de Montagne Noire. Aude. Elle est venue interviewer le capitaine dans sa maison de morne Dédé, pour écrire un article sur ce quartier pauvre de Port-au-Prince, réputé dans le temps pour avoir été le fief des opposants à la dictature (Elien PIERRE dans Les livres de l’Atelier Jeudi Soir). 

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ENTRETIEN| Andrise Pierre, 3e lauréate du Prix du texte francophone d’Etc Caraïbes

 »Etc Caraïbes » (Écritures théâtrales contemporains en Caraïbes), une association créée en 2003 regroupant des travailleurs de plume des Caraïbes, vient de publier la liste des trois lauréats du neuvième concours d’écriture théâtrale. Parmi les finalistes, la jeune dramaturge haïtienne Andrise Pierre occupe la troisième position. Elle a su capter l’attention d’un jury composé de professeurs, de chercheurs et d’autres professionnels de l’art dramatique avec sa pièce  »Vidé mon ventre du sang de mon fils ».
Andrise Pierre a une formation en Lettres Modernes de L’Ecole Normale Supérieure d’Haïti, a rédigé son mémoire de Master autour de la thématique de la dictature. Elle est enseignante au secondaire. Le Temps Littéraire propose un entretien avec la jeune autrice dans lequel elle passe en revue ses motifs d’écritures, son parcours et les sentiments éprouvés lors de la réception de la nouvelle de cette troisième place. A noter que la dramaturge Françoise Dô pour  »Juillet 1961 » et Adeline Faune pour  »le Seuil » occupent respectivement la première et la deuxième place du concours. RENCONTRE.

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Lire, un projet personnel?

Tout-e lecteur-trice s’est, au moins pour une fois dans sa vie, demandé-e pourquoi doit-il-elle lire tel livre et non pas tel autre? Quant à moi, je me suis récemment posé la question : pourquoi suis-je considéré comme un illettré fonctionnel pour n’avoir pas lu Cent ans de solitude, Les caves du Vatican , La belle amour humaine ou L’étranger ? Pourquoi me recommande-t-on toujours de lire Toni Morison, Milan Kundera, Dostoievski, Anton Tchekhov ou Umberto Eco? Parce que l’histoire littéraire en ont fait des écrivains incontournables? Parce que des critiques ont fait de leurs œuvres des matras qu’on devrait, tout bonnement, connaître? Loin de chercher quelque chose à en redire de la gloire témoignée à ces génies de la littérature universelle, je dois quand même considérer que ces raisons ne doivent pas me suffir. Puisque ce n’est pas tant la notoriété de l’œuvre ni de l’auteur qui m’intéresse, mais ce que je devrais attendre de sa lecture, ce que j’aurais à en gagner. D’où une certaine esthétique de la réception, cette théorie post soixante-huitard qui, chez moi, continue de s’actualiser.

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Partage de Lecture Hebdomadaire : « Je suis celui qui souffre et qui s’est révolté ! » Arthur Rimbaud

Le mot révolte désigne généralement un soulèvement, une violente indignation, un sursaut de colère – que l’on soit victime ou témoin – contre une autorité dans le but de la contester ou de la renverser. Elle constitue une expression spontanée de la liberté.

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Fragment-Texte : L’insoutenable légèreté de l’être

Retrouvez votre #Fragment-Texte du jour avec Milan KUNDERA dans L’insoutenable légèreté de l’être.

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Moman Pwezi : Biswit Leta , yon powèm Georges Castera

Georges Castera (Fils) fèt 27 desanm 1936 nan Pòtoprens. Li se yon powèt, li ekri nan lang kreyòl, franse ak panyòl. Li te tanmen yon etid nan medsin nan peyi Espay anvan l deside fè karyè l nan ekriti. Georges Castera se yonn nan figi ki reprezante pwezi ayisyen an. Nan ribrik  »Moman Pwezi » Le temps Littéraire ap ede n dekouvri yon powèm :  »Biswit Leta », ki marande tout angajman ke n konnen lakay powèt la. Son powèm ki ekri nan yon langaj byen klè, otè a jwe sou kèk imaj pou l pouse n konprann pi byen reyalite n ap viv chak jou a. Georges Castera kite anpil zèv nan patrimwàn literè peyi an men kèk tit kap penmèt ou dekouvri plis zèv otè a : Klou gagit (1965), Konbèlann (1976), Biswit Leta (1978), Les Cinq lettres (1992), L’Encre est ma demeure (2006), Choses de mer sur blessures d’encre (2010).

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Scène Davertige : quand des poètes disent la poésie en transe.

Ce vendredi 20 septembre, pour la troisième journée du festival de poésie contemporaine Transe-poétique, a eu lieu dans la salle polyvalente de la Fokal une lecture collective avec l’invité d’honneur du festival Jean-Pierre Siméon, Coutechève Lavoie Aupont, Makenzy Orcel et Médhi Etienne Chalmers.

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